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Les peuples Amérindiens


Peuples indigènes des Amériques, également appelés Indiens d'Amérique. Le terme d'Indien fut employé la première fois par Christophe Colomb qui, en abordant le continent et les îles d'Amérique, croyait à tort avoir atteint les Indes, en Asie. Le terme Amérindien désigne les peuples originaires d'Amérique du Nord, de Méso-Amérique (Mexique et Amérique centrale) et d'Amérique du Sud.

Les premiers habitants :
On pense qu'à l'époque où les premiers colons Européens débarquèrent aux Amériques, le continent comptait plus de 90 millions de personnes : environ 10 millions habitaient au nord du Mexique actuel, 30 millions vivaient au Mexique, 11 millions en Amérique centrale, 445 000 dans les îles des Caraïbes, 30 millions dans la région andine sud-américaine et 9 millions dans le reste de l'Amérique du Sud. Il s'agit d'estimations : certains avancent des chiffres bien inférieurs.

Le peuplement et les premières migrations :
Il est généralement admis que le peuplement de l'Amérique commença pendant la période glaciaire qui débuta il y a environ 30 000 ans : des tribus originaires d'Asie, pratiquant la chasse, la pêche et la cueillette et disposant d'outils de pierre et d'os typiques de la fin du paléolithique, franchirent le détroit de Béring alors émergé et se dispersèrent vers le sud à la poursuite du gibier. La présence humaine est attestée en 22 000 avant JC au Canada (Yukon), en 21 000 avant JC au Mexique, en 18 000 avant JC au Pérou. Il semble que le sud du continent fut atteint en 10 000 avant JC.
Certaines caractéristiques physiques des populations Amérindiennes, d'origine asiatique commune, se différencièrent en fonction de l'environnement et des habitudes alimentaires.
Vers 7 000 avant JC eut lieu un réchauffement climatique qui modifia les conditions de vie et permit l'apparition des premières pratiques agricoles. Néanmoins, le mode de vie des chasseurs-cueilleurs nomades ne disparut pas pour autant et resta même majoritaire dans certaines régions.

Les principales zones culturelles :
Une zone culturelle est avant tout une région géographique avec un climat, une topographie et une population biologique, faune et flore, caractéristiques. Les êtres humains peuplant la région doivent s'adapter à cet environnement particulier pour en tirer leurs moyens de subsistance.

L'Amérique du Nord :
Le Sud-Ouest :
Le Sud-Ouest était peuplé au XVème siècle de deux types de tribus amérindiennes : les cultivateurs sédentaires et les nomades. Les premiers cultivateurs, les Hohokams, produisaient maïs, haricots et courges dès 300 avant JC : ils sont les ancêtres des Pimas et Papagos actuels. Les plus célèbres agriculteurs sont néanmoins les Pueblo, descendants des Anasazis dont la culture se différencia vers 750 après JC : culture du maïs, haricots, courges, maisons en pierre, poterie. La culture de ces Amérindiens Pueblos, dont les Zuñi et les Hopi, semble assez préservée aujourd'hui.
À l'ouest de la zone vivaient les peuples appartenant au groupe linguistique Yuman, dont les Havasupais et les Mojaves. Les nomades, de langue Athabasque, arrivèrent dans le Sud-Ouest au XVème siècle ; ils apprirent l'agriculture auprès des Pueblos et l'élevage auprès des Espagnols : ce sont les Navajos et les Apaches.
Woodlands :
À partir de 1200 avant JC, les habitants de cette immense région boisée commencèrent à cultiver tournesol, amaranthe, sureau des marais, chénopode, et la pêche s'accrut le long des régions côtières.
Après 1000 avant JC, la population de la partie atlantique déclina. Dans le Midwest apparurent les premiers Mound Builders, les Hopewells, qui construisirent de grands tumulus funéraires pour leurs chefs ou pour leurs cérémonies religieuses. Cette culture Hopewell disparut vers 400 après JC. En 750, la « culture du Mississippi », reposant sur la culture extensive du maïs, se développa et vit la création de grandes villes : la plus grande semble avoir été Cahokia, sur le site actuel de Saint Louis, qui aurait abrité plus de 50 000 personnes.
Les premiers Européens à aborder Terre-Neuve venaient d'Islande, aux alentours de l'an mille. La colonisation de la région par les Européens ne débuta qu'au XVIIème siècle et ne rencontra qu'une faible résistance, les épidémies importées de l'Ancien Monde ayant décimé les Indiens de la région.
Les Amérindiens des Woodlands comprennent les Iroquois et des peuples linguistiquement affiliés aux Algonquins, les Lenapes (Delaware), les Micmac, les Narragansetts, les Shawnees, les Potawatomis, les Menominees et les Illinois.
Le Sud-Est :
Les peuples du Sud-Est comprenaient les Cherokees, les Choctaw, les Chikasaws, les Creek et les Séminoles, connus sous le nom des « Cinq Nations », qui firent preuve d'une grande faculté d'adaptation pour résister à l'invasion Européenne. Les Natchez, autre peuple du Sud-Est réputé pour leur construction élaborée de tumulus, furent anéantis par les Européens au XVIIIème siècle.
Les Plaines :
La chasse au bison était la principale source de nourriture des peuples de cette zone culturelle jusqu'à l'extermination des troupeaux de bisons sauvages dans les années 1880. La plupart des Amérindiens des Plaines vivaient en petites bandes nomades ; certains bâtirent quelques villages agricoles le long des fleuves des Plaines centrales.
La culture des Amérindiens des Plaines est devenue célèbre et est souvent considérée comme le stéréotype de la culture « indienne » : les coiffes de longues plumes, le tipi, le calumet de la paix, les costumes et les danses.
Les premiers Amérindiens des Plaines étaient les Pieds-Noirs, des chasseurs de bisons, les Mandan et les Hidatsa, des peuples agricoles de la région de la rivière Missouri. Puis certaines tribus Shoshones et Comanches, les Sioux, les Cheyennes et les Arapahos, migrèrent vers les Plaines à partir de 1450.
Le Grand Bassin et la Californie :
Les Amérindiens de cette région développèrent un mode de vie archaïque — chasse rustique au daim et au mouton, pêche (lions de mer, dauphins, etc.), prise au filet d'oiseaux migrateurs, collecte de pignons et de baies sauvages — entre 8 000 avant JC et 1 850 après JC. Ils bâtirent des villages assez simples, avec des maisons en chaume, et ne portaient pratiquement pas de vêtements l'été. La technologie agricole était perfectionnée ; la vannerie devint même un véritable art.
Cette région comprend les Païutes, les Utes et les Shoshones, les Klamaths, les Modoc, et les Yuroks, les Pomos, Maidus, Miwoks, Patwins et Wintuns, et les « tribus des missions ».
Les Plateaux :
dans des maisons en natte. Ils faisaient sécher d'énormes quantités de saumon pêché dans les fleuves Columbia, Snake ou Fraser et de camas qui leur servaient de provisions pour l'hiver et, sur la rive inférieure du fleuve Columbia, les tribus Wishram et Wasco tenaient une ville de marché.
Les Indiens des Plateaux comprennent les Nez-Percés, les Wallawallas, les Yakimas et les Umatillas du groupe linguistique Sahaptian, les Têtes-plates, les Spokanes et les Okanagons du groupe linguistique Salishan, les Cayuse et les Kutenais (sans appartenance linguistique).
La zone subarctique :
La moitié est de cette région était autrefois recouverte de glace ; la pauvreté du sol et la courte période d'été rendaient impossible toute forme d'agriculture. Les Indiens, nomades, pêchaient et chassaient l'élan et le caribou.
Les Indiens de la moitié est sont des Algonquiens, qui comprennent les Cree, les Ojibwés (également appelés Chippewas), les Montagnais et les Naskapis. La moitié ouest abrite les peuples appartenant au groupe linguistique Athabasque, dont les Chipewyans, Castors, Kutchins, Ingaliks, Kaskas et Tanana.
Les côtes nord-ouest du Pacifique :
La richesse et la diversité des ressources alimentaires favorisèrent l'installation d'une population dense, organisée en grands villages et vivant dans des maisons de bois abritant une famille étendue, parfois avec des esclaves, et dirigée par un chef. L'hiver, avaient lieu des cérémonies appelées potlatchs. Le commerce constituait une activité importante.
Cette zone culturelle fut peuplée vers 3 000 avant JC, le travail du bois et l'artisanat en général y atteignirent un haut degré de sophistication. Les tribus de cette zone sont les Tlingit, Tsimshians, Haidas, Kwakiutls, Nootkas, Chinook, Salishs, Makahs et Tillamooks.
L'Arctique :
La longueur de l'hiver rend impossible toute forme d'agriculture ; les Inuits ou Eskimos vivent de la pêche et de la chasse.
La région arctique resta inhabitée jusqu'en 2 000 avant JC, époque à laquelle les glaciers commencèrent à fondre. En Alaska, les Inuits et les Yuits (également appelés Youpiks) développèrent une technologie ingénieuse pour faire face aux rigueurs du climat et aux maigres ressources alimentaires. Les Aléoutes n'ont jamais migré de leur territoire d'origine, les îles Aléoutiennes, depuis 6000 avant JC.

L'Amérique centrale :
Les sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs se mirent à cultiver des haricots, courges, potirons et maïs vers 7 000 avant JC. En 2 000 avant JC, les Mexicains cultivaient l'amaranthe, l'avocat, d'autres fruits et les piments. Ils commencèrent à bâtir des villes et de 1400 à 400 avant JC, la civilisation olmèque, sur la côte est du Mexique, fut à la tête d'une capitale abritant des palais, des temples et des monuments construits sur une immense plate-forme. De 450 à 600, Teotihuacan domina le Mexique, établissant des relations commerciales avec Monte Albán, centre urbain des Zapotèques, et les royaumes des Mayas qui s'étaient développés dans le sud-ouest du pays et avaient élaboré une écriture basée sur des glyphes.
En 1 000, dans le centre du Mexique, une nouvelle civilisation — celle des Toltèques — étendit son empire dans la vallée du Mexique et à l'intérieur même du territoire Maya de Chichén Itzá. Cet empire s'effondra en 1168. En 1433, la vallée du Mexique dominait à nouveau la majeure partie du pays à la suite d'une alliance entre trois royaumes voisins. Cette alliance permit de réunir l'ensemble du territoire que Montezuma Ier, roi des Aztèques, ne tarda pas à conquérir au XVème siècle. L'Empire Aztèque prospéra jusqu'en 1519, date à laquelle le conquistador Espagnol Hernán Cortés débarqua dans l'est du Mexique et marcha sur la capitale Aztèque, Tenochtitlan. Des rivalités internes et une épidémie de variole affaiblirent les Aztèques, que Cortés soumit en 1521.
À l'époque des premières conquêtes Espagnoles, les peuples du Mexique comprenaient l'Empire Aztèque et de puissants royaumes Mixtèques ; les Tarasques ; les Zapotèques ; les Tlaxcalans ; les Otomís ; les Totonaques ; les sujets de l'État Maya disparu de Mayapán au Yucatán et un certain nombre d'autres États Mayas, plus petits et préservés, dans le sud ; plusieurs groupes indépendants dans les régions frontalières, comme les Yaquis, les Huichols et les Tarahumaras dans le nord du Mexique et les Pipils dans le sud. Après la conquête, les peuples Amérindiens se retrouvèrent sous la domination de la société Hispano-Mexicaine et maintenus dans une condition paysanne.
La zone culturelle d'Amérique centrale était une région de villages agricoles cultivant le maïs, les haricots, la courge, l'amarante, et pratiquant l'élevage qui alimentaient d'importants marchés urbains. Les cités étaient décorées de sculptures et de peintures brillantes, illustrant souvent les symboles méso-américains de la puissance et du savoir : l'aigle, dieu des Cieux ; le jaguar, dieu de la Terre et le serpent à sonnettes, associé à la sagesse, à la paix et aux arts de la civilisation.

L'Amérique du Sud :
Le Nord de l'Amérique du Sud et Caraïbes :
Les peuples de cette zone vivaient dans de petits États indépendants et procédaient à un commerce direct avec le Mexique et le Pérou par voie maritime.
Les royaumes des Chibchas en Colombie étaient réputés pour la finesse de leurs ornements en or. Dans les Caraïbes, des groupes plus petits comme les Mískitos au Nicaragua, les Cunas au Panamá et les peuples Arawak et Caribes des îles Caraïbes cultivaient et pêchaient autour de leurs villages ; les Caribes peuplaient également le littoral du Venezuela. Ces peuples menaient une vie plus simple que les populations du nord des Andes.
Le Centre et sud des Andes :
De 900 à 300 avant JC, une civilisation, concentrée dans la ville de montagne de Chavín de Huantar, rayonna dans le nord du Pérou. Sa religion avait pour symboles l'aigle, le jaguar, le serpent (vraisemblablement un anaconda) et le caïman, symbole de l'eau et de la fertilité des plantes. Vers 300 avant JC, la civilisation de Mochica fit son apparition sur la côte nord du Pérou, celle de Nazca sur la côte sud. Toutes deux construisirent d'immenses systèmes d'irrigation, des villes et des temples tout en procédant à un commerce intensif, dont l'exportation de céramiques.
En 600 après JC, deux nouvelles puissantes civilisations émergèrent au Pérou : les Huaris dans le centre des Andes et les Tiahuanacus, plus au sud, sur le lac Titicaca, qui ne vécurent que quelques siècles ; après 1000, d'autres civilisations se développèrent, dont celle des Chimú dans le nord du pays. L'ensemble du Pérou fut finalement colonisé par une civilisation apparue dans le centre des Andes, à Cuzco ; il s'agissait des Quechuas, régis par le peuple des Incas. L'empereur Inca de l'époque, Pachacuti Inca Yupanqui, entama l'expansion de son empire au XVème siècle. En 1525, celui-ci s'étendait de l'Équateur jusqu'au Chili et en Argentine. Lorsque le conquistador Espagnol Francisco Pizarro débarqua au Pérou, il ne lui fut pas difficile de conquérir l'Empire Inca dévasté par la guerre civile.
L'Amazonie :
Parmi les nombreux petits groupes de cette zone culturelle peuplée vers 3 000 avant JC, citons les Makiritares, Yanomamos, Mundurucus, Tupinambas, Shipibos et Cayapós. Les familles linguistiques Arawak et Caraïbe — parents linguistiques des peuples Caraïbes — vivaient également dans la région nord de l'Amazonie. Les peuples de l'Amazonie ont préservé une grande part de leur mode de vie traditionnel mais assistent aujourd'hui à la destruction progressive de leur territoire par l'élevage, l'agriculture, l'exploitation du bois et les mines.
L'extrémité de l'Amérique du Sud :
Citons les peuples agricoles comme les Mapuche, vivant sur les terres cultivables, les peuples de chasseurs comme les Tehuelches vivant dans la partie de la pampa impropre à l'agriculture, ou plus au sud encore, près du détroit de Magellan, les peuples Ona, Yahgan et Alacaluf, se nourrissaient principalement de poissons et de crustacés tout en chassant les phoques et les lions de mer. Ces peuples nomades vivaient dans de petits wigwams. Les Indiens de cette région ne sont plus aujourd'hui qu'une minorité.

L'histoire depuis l'arrivée des Européens :
Les premiers colons Européens furent bien accueillis par les Amérindiens. Conscients d'avoir affaire à des êtres humains, ils les reçurent comme des membres d'une culture différente de la leur qui était plus tolérante et respectueuse des rythmes et de l'esprit de la nature.
Les relations avec le pouvoir colonial :
Les aventuriers et les colons Espagnols convoitaient les terres des Amérindiens tandis que les prêtres et autres religieux en voulaient à leurs âmes. Finalement, ces deux « missions » entraînèrent la disparition de nombreux peuples indigènes du continent américain.
La situation des Amérindiens fut moins dramatique au Canada où les intérêts économiques Français étaient centrés sur le commerce de la fourrure. Les Indiens constituaient de précieux fournisseurs de peaux. De plus, les Français cherchaient des alliés dans la guerre qu'ils menaient contre les Anglais qui, contrairement aux Français du Canada, s'installèrent en grand nombre sur le littoral atlantique des États-Unis actuels ; aussi considéraient-ils en général les Amérindiens comme un obstacle à leur installation.
Le ravage des épidémies :
L'impact des épidémies importées d'Europe (variole, infections pulmonaires, troubles gastro-intestinaux) fut particulièrement fort en Amérique latine, où un grand nombre d'individus susceptibles de contracter ces maladies étaient concentrés dans des villes comme Tenochtitlán et Cuzco, sans parler des innombrables villes et villages éparpillés dans la campagne.
Face au déclin de la population indigène, les Espagnols effectuèrent des raids pour capturer des esclaves en Floride, pour renflouer la main-d'œuvre. Lorsque cela ne fut plus suffisant, ils importèrent des Africains de l'Ouest qui vinrent travailler dans les plantations de canne à sucre et les mines d'argent.
Les Amérindiens qui ne furent pas décimés étaient assignés, par village ou communauté entière, à un propriétaire terrien ou à un chef de mine. Ce système dit de l'encomienda constituait de l'esclavage pur et simple.
Les épidémies firent moins de ravages dans la forêt canadienne, où la plupart des Indiens vivaient en chasseurs-cueilleurs nomades. Les peuples agricoles qui vivaient dans des villages, comme les Hurons au nord du lac Ontario, furent cependant gravement touchés par des vagues d'épidémie à la suite de l'installation dans la région de missions jésuites.
Les guerres et migrations forcées :
Les relations entre les Amérindiens et les colons Anglais aux XVIIème et XVIIIème siècles furent marquées par une série de guerres particulièrement atroces remportées par les Anglais. La plupart des Indiens des régions côtières de l'est partirent à l'ouest dans les Appalaches.

Les relations avec les États-Unis :
La politique des États-Unis envers les Amérindiens fut, dans les faits, impitoyable : guerres indiennes, déportations, massacres, dévastations des territoires et de leurs ressources, spoliation (Indian Removal Act de mai 1830, Homestead Act de 1862), alliances non respectées (l'Oklahoma, officiellement territoire des « Cinq Nations » en 1834, fut ouvert aux colons en 1889 et devint un État de l'Union en 1907). Les populations Indiennes atteignirent leurs taux les plus bas au début du XXème siècle. En juin 1924, le Congrès accorda finalement à ces Américains d'origine la citoyenneté des États-Unis.

Les Amérindiens dans la société américaine contemporaine :
En 1990, le nombre d'Amérindiens, dont les Aléoutes et les Inuits, était de près de 2 millions, soit 0,8 % de la population américaine totale. De nombreuses tribus revendiquent désormais des territoires et initient diverses actions pour retrouver leurs droits et leurs terres.

Les Indiens du Canada :
Près de 200 000 Amérindiens occupaient le territoire actuel du Canada lorsque les premiers Européens débarquèrent. Ces populations déclinèrent au cours du XIXème siècle, et les Amérindiens représentent aujourd'hui environ 2 % de la population Canadienne et appartiennent principalement au groupe linguistique Algonquien. Les autres familles linguistiques représentées au Canada sont l'Iroquois, le Salishen, l'Athabasque et l'Inuit (Eskimo). Les Indiens sont divisés en 600 groupes ou bandes. Un projet fut instauré en 1991 pour la création d'une région d'une superficie d'environ 2 millions de km2 dans les Territoires du Nord-Ouest, appelée Nunavut (« notre terre » en Inuktitut), et dont l'administration sera confiée aux Inuits en 1999.

Les Indiens d'Amérique latine :
La population indienne d'Amérique latine, estimée à 26,3 millions, dont 24 millions en Bolivie, en Équateur, au Guatemala, au Mexique et au Pérou, se trouve dans une pauvreté extrême, occupant des zones rurales isolées où elle tente de survivre en travaillant la terre. Les paysans indiens représentent 60 % de la population totale de Bolivie et du Guatemala. L'Uruguay est le seul pays d'Amérique latine dont la population indigène a totalement disparu. La majorité des Latino-Américains sont des « mestizos » (métis), issus de lignages Amérindiens et européens.
Seulement 1,5 % de la population totale indienne d'Amérique latine est considérée comme tribale et elle est principalement regroupée dans les régions excentrées du bassin de l'Amazonie où elle vit de la chasse, de la pêche et de la culture du manioc et d'autres racines.
La plus grande tribu Brésilienne non acculturée est celle des Yanomamos, qui compte plus de 16 000 individus.
La population indigène totale d'Amérique latine comprend un peu plus de 400 groupes Amérindiens distincts, avec leurs propres langues et dialectes.
Les populations indiennes et métisses, souvent pauvres et tenues à l'écart des plus hautes sphères du gouvernement et de la société latino-américaine, se sont parfois réfugiées dans le radicalisme politique. Les gouvernements se sont vus dans l'obligation de prendre des mesures de répression contre les populations indigènes considérées comme des foyers de subversion, comme le Sentier lumineux au Pérou, ou les zapatistes du chiapas au Mexique.


Logo de la date de modification 26/05/2011 Logo du nombre de vues 5 218 vues


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Les actualités liées à cet article sont les suivantes :

15 chefs amérindiens emblématiques qui ont tout sacrifié pour défendre leurs tribus : Depuis la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb en 1492, au moins 80 millions d'Amérindiens ont disparu. Chassés de leurs terres et massacrés, ils ont été abusés pendant plus de 500 ans par les colons, leur population est aujourd'hui quasiment décimée... (25/08/2017), Les Enawenê-Nawê menacés : Les Enawenê-Nawê sont l'une des rares tribus au monde qui ne consomment pas de viande rouge, ils mangent du poisson. Le gouvernement de l'Etat du Mato Grosso au Brésil a entrepris la construction barrages sur la rivière Juruena. Ils menacent les forêts des Enawenê-Nawê... (14/02/2017), 36 portraits saisissants de jeunes filles amérindiennes de la fin des années 1800 au début des années 1900 : Tous ces portraits amérindiens incroyablement rares et magnifiques sont des femmes et des filles de la fin des années 1800 au début des années 1900. Les images ont été bien conservées et cela nous permet d'admirer ces femmes, leur style unique, et de montrer du respect pour leur vie. (08/08/2016)


Cet élément est cité dans les articles suivants :

Les Langues : Langue Américaine, Langue Aymara

Les Hommes/Peuples : Geronimo, L'ethnie Aïnu, Le peuple Abénaquis, Le peuple Aléoute, Le peuple Algonquin, Le peuple Anasazi, Le peuple Apache, Le peuple Araucan, Le peuple Arawak, Le peuple Assiniboine, Le peuple Bororo, Le peuple Caddo, Le peuple Cajun, Le peuple Caribe, Le peuple Cayuse, Le peuple Cherokee, Le peuple Chibcha, Le peuple Chichimèque, Le peuple Chinook, Le peuple Chiricahua, Le peuple Choctaw, Le peuple Comanche, Le peuple Cree, Le peuple Haida, Le peuple Hidatsa, Le peuple Hopi, Le peuple Ingalik, Le peuple Inuit, Le peuple Iroquois, Le peuple Kiowa, Le peuple Kwakiutl, Le peuple Lenape, Le peuple Mandan, Le peuple Mapuche, Le peuple Maya, Le peuple Métis, Le peuple Miami, Le peuple MicMac, Le peuple Mixtèque, Le peuple Modoc, Le peuple Mojaves, Le peuple Navajo, Le peuple Nez-Percé, Le peuple Ojibwé, Le peuple Osages, Le peuple Outaouais, Le peuple Pacahuara, Le peuple Pawnee, Le peuple Pueblo, Le peuple Q'eqchi', Le peuple Quiché, Le peuple Séminole, Le peuple Shawnee, Le peuple Shoshone, Le peuple Sioux, Le peuple Tarasque, Le peuple Tlingit, Le peuple Wichita, Le peuple Yurok, Le peuple Zuni, Peuple Américain, Peuple Aymara, Sitting Bull


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